Samedi: Toujours équipée pour une éventuelle collecte et arrivée en avance au travail, j’ai décidé d’en profiter pour ramasser “quelques” mégots.
J’ai opté pour une des sorties du métro La Motte Piquet Grenelle (sous le métro aérien). Effarant. En 8 minutes chrono, 310 mégots! En ce Samedi ensoleillé, les passants me dévisagent d’un regard plus bizarre que d’ordinaire. Beaucoup de jeunes notamment (“mais qu’est ce qu’elle a fumé..”).


Un monsieur qui s’apprêtait à jeter son mégot par terre, un peu honteux, s’est tourné vers moi et me l’a glissé dans le bocal. Bravo, beau geste! Si seulement plus de personnes suivaient cet exemple.
Car pourquoi, pourquoi? Pardonnez-moi, mais j’ai envie de pousser mon coup de gueule! Je sais qu’avec ce défi j’ai le nez dans les mégots mais dès que je marche dans Paris j’en vois des quantités pharaoniques. Sur mon chemin au travail (qui n’est pourtant pas si long), le sol en est litéralement maculé. Paris se targue d’être une des plus belles capitales du monde mais pas ses trottoirs! Touristes, passants, Français, n’ayez pas le malheur de regarder vers le sol.
Quand j’ai évoqué les poubelles pour pallier le manque de cendriers, on m’a répondu que ça n’était pas classe pour un “costume- cravate” d’éteindre son mégot sous son pied avant de le jeter dans la poubelle. Parce que le jeter par terre, c’est LA classe?
Certes Paris n’est pas suffisamment équipé, mais tout de même; on ne les jetterait pas dans nos maisons…Réagissons, la rue est notre lieu de vie aussi. Notre chez-nous!
Voilà, désolée pour cet intermède, et sur ce je vais rejoindre Marc et Lulu !